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Personne ne sait à quelle distance est-il de sa mort. Personne ne peut imaginer à quel point il s’est engagé sur son territoire. La mort, disait-il, ne marche jamais au-devant de nous, elle a le temps et la possibilité d’attendre, elle se tient au milieu de l’herbe fraîche émeraude, invisible et inévitable, et elle observe avec quelle légèreté et quelle insouciance nous nous aventurons sous son ombre. Parfois, nous parvenons à nous en sortir. Il faut revenir. Il faut toujours revenir. Car pourquoi partir sinon ?

© Serhiy Jadan | Traduit par Iryna Dmytrychyn

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