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Textes

C’est bien que le port fonctionne tous les jours

Et que quelqu’un y vienne quotidiennement,

Et la ville où le soleil brille toujours

Prend son dû aux nouveaux arrivants.


Les Sarrazins aguerris par les voyages

Dépassent la douane et l’imprimerie,

Ils cherchent l’amour qui soulage

Dans les maisons froides de pierres jaunies.


Les hassidimes portent la nuit dans leurs habits

Et les lettres de la Torah sont si étonnantes.

Les voiles blanches telles les robes de filles,

Emplissent le port des amours naissantes.


Les hassidimes parlent de tout excepté de Seigneur,

Comme s’il les avait trahis.

L’été on est en proie à une telle frayeur

Qu’il vaut mieux rester ensemble jusqu’à la fin de la nuit.


L’été, même les plantes,

Regardent l’avenir avec espoir.

Les étourneaux en famille bruyante,

S’abattent sur les cerisiers de désespoir.


Les carcasses du soleil sont construites solidement.

Les presses invisibles fonctionnent uniment.

Heureusement qu’il existe des guichets long courrier

Heureusement que les vols sont réguliers.


Les douaniers font leur travail,

Leurs familles les attendent près du feu.

Je comptabilise les restes de la flottille.

J’approche doucement du milieu.

© Serhiy Jadan | Traduit par Iryna Dmytrychyn

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